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Autrefois le feu

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Autrefois le feu

Sur la pierre-autel libérait la peau des tambours
de leurs rides sèches
et brisait la danse l’osier des reins la soûlerie
aujourd’hui la race
regarde la mer retourne la pierre sans le savoir
et le sable boit
le reste du feu se brisent les dernières amarres
l’île est investie
un sort anonyme guette sûr les derniers danseurs
un arbre de plus
rouge flamboyant rouge couleur du nouvel an
attend le cyclone
comme j’attends la mort après la houle cardinale
cette plaine bougeuse
gardienne du sang entre les saisons apocryphes
un arbre de moins
fatigué de vent de février le meurtrier
de mars le complice
un temps de furie le seul qui ne soit pas solaire
car on dit soleil sans savoir son poids de tendresse

au pays des naissances il veille sur les taudis
sur le château de pierre sur les toits cannelés
son familier voyage est un signe de chance
une bête nourricière dont on ne sait pourquoi
elle rampe dans le pain traverse l’épiderme
comme un cri non coupable seul soleil du soleil
couleur de la cannelle de l’écorce couleur
douleur de la racine de nocturne douleur
poivre et poussière de pierre couleur de n’importe où
douleur de la dispute trop de sangs s’interpellent
la peau la peau la peau les tropiques se réveillent
aveugle dans la ville témoin aux jeux de braise
le soleil innocent exige la part du cœur
rendez-moi ma couronne ma raison première
mon royaume métis commence au point du jour
et ses orfèvreries hantent les fonds de chair
je prophétise le sang mêlé comme une langue de feu

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Accueillir le cœur brisé

Je crois sincèrement que ce qui m’a le plus aidé c’est lorsque j’ai accepté le chaos, et que je lui ai donné une place dans mon cœur. L’humain est complexe, il n’est que nuances. Nous devons faire de la place pour tout, le bon, le mauvais, l’anxiété, la joie, la tristesse, l’amour, mais surtout notre propre vérité.

Le coeur n'est pas seulement un organe vital, mais comme nous le disent les poètes, il est le siège de nos émotions. Il est notre mémoire affective : "le cœur de l'homme filtre les souvenirs et ne garde que ceux des beaux jours. La douleur, les haines, les regrets éternels, tout cela est trop lourd, pour nos coeurs..."

Il est un mode de connaissance affective, une intelligence du coeur : "Voici mon secret. Il est très simple : on ne voit bien qu'avec le cœur. L'essentiel est invisible pour les yeux."

En avoir le coeur net, avoir le coeur lourd ou le coeur brisé, être le coeur léger ou avoir la main sur le coeur... Le coeur est symboliquement relié à tout ce qui est au centre de notre vie et qui a une importance pour nous.

Un souffle, un moment à la fois, apprenez à composer la vie que vous désirez. Soyez curieux et ouvert aux nouvelles opportunités. Prenez le temps de comprendre la personne que vous êtes devenue. Lors de moments fragilisés, portez bien attention à vos respirations et rappelez-vous bien que vous respirez la vie. Rappelez-vous que vous avez le pouvoir d’avancer. Découvrez votre cœur et qui vous êtes. Créez une mosaïque avec les nouveaux morceaux formés.

Gardez l'amour dans votre coeur. Une vie sans amour est comme un jardin sans soleil lorsque les fleurs sont mortes.
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Loin de moi le malheur

Quand je vois une guerre au journal télévisé, je suis écoeuré.

Quand je regarde une vidéo choquante, je me sens outré.
Quand je lis un article décriant tout le malheur du monde, je compatis faiblement.
Quand j’entends parler de la somme d’horreurs commises autour de moi, je suis ulcéré.
Quand je comprends que ma planète est en train de mourir, je ne fais que de le constater ou de critiquer passivement les fautifs.
Quand je sais qu’on ne fait que de nous mentir, je ferme mes oreilles.

Tous nous nous sentons concernés par la situation de notre monde. Jamais nous n’avons été autant informés et de manière si rapide. Nous savons tous ce qui se passe à l’autre bout du monde quasiment en temps réel. Mais qu’en est-il de notre proche entourage ? Notre voisin est-il dans le besoin ? Notre voisine mange-t-elle à sa faim ? Leurs enfants ont-ils des problèmes de santé ? Cela nous ne le savons pas, ou nous ne préférons pas le savoir…

Fermons-nous les yeux en préférant au malheur voisin l’immatérialité de l’image ?
Sommes-nous devenus à ce point égoïstes à ne plus tendre la main au malheur qui nous entoure ?
Sommes-nous devenus des êtres sans âme, manipulés par les media ?
Suffit-il d’envoyer une carte de l’Unicef au nouvel an pour se donner bonne conscience ?

On préfère pleurer à chaudes larmes devant un écran que d’avoir à affronter la triste réalité qui nous entoure.
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